ATELIER ALBERT COHEN

Groupe de recherches universitaires sur Albert Cohen

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Bienvenue sur le site de l'atelier Albert Cohen

Présentation de Belle du Seigneur dans le Hors-Série du Nouvel Observateur

Envoyer Imprimer PDF

BELLE DU SEIGNEUR dans le Nouvel Observateur : un article de Philippe Zard


Cohen est l’homme d’un seul livre et ce n’est pas Belle du Seigneur, mais une tétralogie qui a failli s’appeler Solal et les Solal ou La Geste des Juifs. Belle du Seigneur n’est que le couronnement de ce roman sans nom que les aléas de l’histoire et de l’édition ont dispersé sur près de quarante ans. Notre perspective s’en trouve irrémédiablement faussée. Dans son splendide isolement en Pléiade, le volume nous parvient amputé de son socle inaugural (le coruscant Solal) et de ses indispensables volets judéo-burlesques (Mangeclous, Les Valeureux).


Certes l’œuvre est si énorme qu’elle semble se suffire à elle-même : testamentaire (les textes ultérieurs n’en seront que des apostilles), gorgée de morceaux de bravoure (dont la plus belle scène de séduction du siècle), nimbée de ce titre étrange qu’on croirait volé au Cantique des cantiques, elle a cette vertu rare de changer à jamais le regard de ceux qui s’y sont laissé prendre.


Solal et Ariane ont depuis longtemps rejoint le ciel des amants mythiques. Pourtant, Belle du Seigneur, plus qu’un « roman d’amour », est un roman de l’Amour. Entendons : la mise à l’épreuve de ce mot équivoque dont l’Occident romain (c'est-à-dire grec et chrétien) a fait son horizon… Solal se trouve au centre névralgique et névrotique de cette enquête. Juif, il se fantasme sauveur et porteur de la « Loi », il a le tourment de l’origine et l’angoisse des parvenus, mais aussi cette âme sismographique des parias qui sentent venir de loin les catastrophes. Dans le volet inaugural (Solal, 1930), conscience déchirée, il n’avait à affronter que des conflits d’allégeance entre les mœurs de la tribu et les sirènes occidentales. Dans Belle du Seigneur, le destin de l’Europe se greffe à l’aventure amoureuse : avatar de Joseph, Solal est le très haut fonctionnaire d’une institution vouée au rêve de paix universelle (la SDN) ; croisement imprévisible de David, de Tristan et de Don Juan, il est aussi l’amant d’Ariane, sommée, à son corps défendant, d’être la « première humaine ».

Mythes érotique et politique se fracassent de concert. Les misères de l’amour font écho aux turpitudes des Nations, le mensonge de la « passion » à la mystification politique – autant de masques d’une « adoration de la force » dont Solal se complaît à traquer les symptômes dans les manèges animaux de la séduction et le culte fasciste de la « virilité bottée ». Le point de fuite de ces deux lignes est l’un des épisodes les moins compris du roman : les noces carnavalesques de Solal avec une naine juive dans une cave du Berlin nazi où incube le Génocide. De retour d’Allemagne, le diplomate entreprend vainement d’alerter les puissances sur le sort de ses frères persécutés : la chute politique qui s’ensuivra, tenue secrète à Ariane, précipitera sa débâcle sentimentale.


Jamais pourtant ces rimes entre petite et grande Histoire, partout présentes, mais masquées, n’écrasent les logiques singulières. La générosité torrentielle du roman-fleuve donne vie et voix à chacun : à Ariane, dans son bain, ses débats, ses ébats, ses ablutions et dévotions, dans sa lutte pour soustraire son pauvre bonheur aux fureurs savonaroliennes de son amant ; à Adrien, minus habens transfiguré par le malheur en cocu pathétique ; au chœur des Valeureux et aux cuirs de Mariette, désopilants témoins des vanités mondaines ; à l’écrivain lui-même qui, de satires vachardes en litanies lyriques, s’arroge toutes les libertés sans entraver la nôtre.
Dans la profusion du verbe et l’irréductible humour s’épanche une fraternité qui survit à la dévastation des illusions. L’amour même résiste, on ne sait comment, à son traitement abrasif. Parce que rien de ce qui est humain ne lui est étranger, cette symphonie crépusculaire demeure une paradoxale leçon de vie.


Philippe ZARD

© Le Nouvel Observateur ("les Chefs-d'oeuvre de la littérature", Hors-série n° 83 juin/juillet 2013).

Le titre et les sous-titres, n'étant pas de l'auteur mais de la rédaction du journal, n'ont pas été reproduits.


Mise à jour le Vendredi, 21 Juin 2013 11:56 Lire la suite...
 

Carole Auroy commente Belle du Seigneur sur France-Culture

Envoyer Imprimer PDF

CAROLE AUROY COMMENTE BELLE DU SEIGNEUR sur FRANCE-CULTURE


Dans Les Nouveaux chemins de la connaissance, sur France-Culture, Carole Auroy commente Belle du Seigneur au micro d'Adèle Van Reeth

L'émission peut être écoutée et podcastée. 


Lien : France-Culture

Mise à jour le Vendredi, 21 Juin 2013 11:54
 

Belle du Seigneur au cinéma, sortie le 19 juin.

Envoyer Imprimer PDF

La bande annonce :


http://cinema.nouvelobs.com/articles/24921-bandes-annonces-video-natalia-vodianova-dans-belle-du-seigneur-avec-jonathan-rhys-meyers


La page sur le film d'Allociné.fr 


Le film d'une vie

Secret de tournage sur Belle du seigneur

Belle du Seigneur est le film d'une vie, celle de son réalisateur Glenio Bonder. Son histoire d'amour avec le roman d'Albert Cohen commence au milieu des années 1980, alors qu'il est diplomate pour le gouvernement brésilien. Adapter l'oeuvre de Cohen au cinéma est rapidement devenu une obsession pour celui qui a déjà réalisé des courts métrages, des documentaires et des publicités pour de grandes marques (Calvin Klein, etc.). Glenio Bonder écrit alors un scénario de 120 pages, mais des difficultés ne tardent pas à apparaitre : l'acquisition des droits et la recherche de financement piétine, poussant ainsi le cinéaste à attendre jusqu'en 2010 pour débuter le tournage. Atteint d'une maladie du sang, Bonder doit subir une greffe de moelle osseuse. Pourtant, il n'arrête pas son projet. En 2011, le film entre en post-production. Le metteur en scène, fatigué, est hospitalisé pour se faire opérer. Le 10 novembre de la même année, il décède à l'âge de 55 ans, et ne verra pas la version finale du film qui lui a demandé près de vingt-cinq années d'efforts.

L'oeuvre d'Albert Cohen

Secret de tournage sur Belle du seigneur

Belle du Seigneur est avant tout une oeuvre majeure de la littérature française. 845 pages sorties de l'imagination d'Albert Cohen. Le livre a reçu en 1968 le Grand Prix de l'Académie française. Traduit dans 13 langues, il s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires.

Droits d'adaptation, ce calvaire

Secret de tournage sur Belle du seigneur

Obtenir les droits d'adaptation de Belle du Seigneur a été un véritable casse-tête pour Glenio Bonder. Il a découvert que les droits appartenaient à des producteurs de cinéma, les frères Hakim, qui avaient déjà un projet de film, lequel n'a finalement pas abouti. Le cinéaste a ainsi envoyé son scénario à Bella Cohen, détenant les droits de son mari Albert. Après quelques réflexions, la veuve s'est montrée intéressée, et a demandé à Bonder de faire des recherches sur l'enfance de son mari. En 1994, dans le cadre de la collection "Un siècle d'écrivains", France 3 projette de diffuser un documentaire sur Albert Cohen. Une aubaine pour Bonder, qui peut enfin réaliser le portrait de son idole littéraire. Un portrait salué par la critique. 

Les frères Hakim décédés, les négociations reprennent avec Gallimard, éditeur de "Belle du Seigneur". Soutenu par Bella Cohen, le réalisateur acquiert les droits d'adaptation en 1999. Le contrat avec la maison d'édition précise cependant que le premier jour de tournage doit avoir lieu avant la fin de l'année 2006. L'équipe du film y parvient malgré de nombreux problèmes de production. Entre temps, Bella Cohen décède. En 2009, le tournage n'est toujours pas terminé, mais devant la persévérance de Bonder et son équipe, Gallimard donne son feu vert pour la prolongation des droits. Le film s'achève définitivement en janvier 2012.

Le financement

Secret de tournage sur Belle du seigneur

La production a été aussi compliquée à mettre en place que l'obtention des droits d'adaptation. Après l'acquisition des droits par BDS, la société de Glenio Bonder, la recherche de financements a pu commencer. Entre les producteurs qui n'ont pas osé adapter une oeuvre qu'ils estimaient inadaptable et ceux qui ont accepté à condition de choisir le réalisateur (alors que le contrat de cession de droits stipulait que seul Glenio Bonder pouvait réaliser le film), il a fallu faire vite pour éviter que le projet tombe à l'eau. L'espérance est venue du producteur Thierry de Navacelle à la tête de TNVO. Mais les financements ajoutés n'ont pas suffi. En janvier 2010, la société de production luxembourgeoise DELUX (dirigée par Jimmy de Brabant) et la compagnie belge Banana Films ont accepté de prêter main forte et de coproduire le film. L'apport d'investisseurs privés a ensuite fait en sorte que le projet aboutisse.

De "Harry Potter" à "Belle du Seigneur"

Secret de tournage sur Belle du seigneur

Lorsque Glenio Bonder a contacté Eduardo Serra pour devenir directeur de la photographie de Belle du Seigneur, celui-ci travaillait encore à Londres sur les deux derniers volets de la saga Harry Potter. Il est ainsi passé d'une atmosphère "gothique, mystérieuse et dure" à une esthétique "entre réalisme et poésie", selon les mots de Glenio Bonder.

Retrouvailles

Secret de tournage sur Belle du seigneur

Belle du Seigneur marque les retrouvailles entre Jonathan Rhys Meyers et Eduardo Serra, directeur de la photographie, après The Disappearance of Finbar (1995) réalisé par Sue Clayton.

Bande Originale

Secret de tournage sur Belle du seigneur

Gabriel Yared, qui a composé la musique de Belle du Seigneur, a commencé à travailler sur le projet comme à son habitude, c'est-à-dire sans aucune image. Il évoque ses difficultés sur ce film : "La musique originale de Belle du Seigneur ne ressemble à rien de ce que j'ai fait auparavant. Elle ne sourit jamais, elle est ténébreuse, ne se "lâche" pas. C'est un mélange de tension et de pudeur qui ne coulait pas de source pour moi."

Natalia Vodianova, la tête d'affiche

Secret de tournage sur Belle du seigneur

Natalia Vodianova s'est vu confier le rôle d'Ariane dans Belle du Seigneur, le personnage principal féminin. Une première pour la jeune actrice qui a auparavant fait quelques apparitions sur grand écran, notamment dans CQ deRoman Coppola ou encore Le Choc des Titans de Louis Leterrier"Pour Belle du Seigneur, j’ai pris une douzaine de leçons avec un coach avec lequel j’ai répété les scènes les plus intenses et analysé le personnage d’Ariane. C’est comme si nous avions fait une thérapie express avec elle."

Casting

Secret de tournage sur Belle du seigneur

Natalia Vodianova était une amie de la compagne de Glenio Bonder. Le cinéaste lui a alors avoué qu'il avait déjà pensé à elle pour le rôle-titre : "J'ai tout d’abord été assez réticente, je trouvais cela compliqué notamment à cause de mon amitié avec sa petite amie. Mais Glenio a persévéré. Il m’a envoyé le scénario et l’histoire d’Ariane et Solal m’a touchée", se souvient la comédienne.

Relation (très) professionnelle

Secret de tournage sur Belle du seigneur

Natalia Vodianova et Jonathan Rhys Meyers, qui interprètent respectivement Ariane et Solal, les deux amants deBelle du Seigneur, ont eu une relation assez inhabituelle sur un plateau de tournage : "Nous ne nous rencontrions que pendant les prises, sans se voir ni se parler avant. Du coup, notre première rencontre a été intense et imprévisible, à l’image de ce que vivaient nos personnages. J’étais convaincue que discuter ou devenir amie avec Jonathan nuirait au potentiel dramatique de l’histoire. Nous avons pris le temps de nous découvrir après la fin du tournage", raconte l'actrice. "Étant donné le temps très court dont nous disposions pour le tournage, Jonathan et moi étions obligés de rester très spontanés. Quand on n’a que deux prises pour réussir, on doit se faire confiance, on n’a pas le temps de douter ou d’être incertains", poursuit-elle.

Une aide précieuse

Secret de tournage sur Belle du seigneur

Avec les problèmes liés à la production, Glenio Bonder a dû apporter nombre de changements à son scénario d'origine. De fait, il a contacté l'un de ses confrères en Italie : Vincenzo Cerami, scénariste de renom, reconnu pas ses pairs pour avoir notamment écrit en compagnie de Roberto Benigni l'émouvant La vie est Belle.

Mise à jour le Dimanche, 16 Juin 2013 08:13
 

VISAGES D'ALBERT COHEN - une nouvelle édition, revue et augmentée, des Cahiers Albert Cohen n°13

Envoyer Imprimer PDF

AVANT-PROPOS
à la réédition du cahier n°13

Deux raisons justifient la réédition de ce Cahier n°13.

La première tient à notre volonté de pérenniser notre collection. Comme le savent nos plus anciens lecteurs, les quatorze premiers numéros des Cahiers ont été autoédités avec les moyens du bord et distribués tant bien que mal, grâce au dévouement de quelques membres, en particulier Michèle Laury et Daisy Politis. Cette période pionnière s’est achevée en 2005, avec le numéro 15, quand les éditions du Manuscrit ont accepté de reprendre la collection, assurant enfin aux travaux de l’Atelier Albert Cohen des conditions d’impression, de visibilité et de distribution dignes et durables.

Avec le temps, cependant, les numéros antérieurs à notre collaboration avec Le Manuscrit se sont raréfiés ; beaucoup sont devenus introuvables, ce qui est d’autant plus regrettable que leur qualité scientifique n’a rien à envier à celle des numéros ultérieurs. Il fallait absolument trouver des solutions à cette coupure entre les deux « âges » des Cahiers Albert Cohen. La publication en ligne en est une, rendue possible par le travail de Baptiste Bohet sur le site récemment rénové de l’Atelier. Mais, parce que nous croyons encore à l’avenir de l’imprimé, cette première solution ne nous a pas semblé incompatible avec la réédition raisonnée des anciens numéros des Cahiers, en accord avec Le Manuscrit et avec l’aide précieuse du Centre National du Livre. Nous l’avons fait pour le numéro 8, consacré aux trente ans de Belle du Seigneur. Nous le faisons cette année avec le numéro 13, conçu en hommage à Denise Rachel Goitein-Galpérin.

Nul hasard n’a présidé à ce choix. Lorsque nous avions décidé, en 2003, de lui offrir ce volume d’hommages, nous étions plusieurs à savoir que Denise Goitein-Galpérin avait déjà commencé à s’éloigner, atteinte par les premiers symptômes de la maladie qui, en quelques années, allait ravager cette belle intelligence. Il y avait urgence : c’étaient sans doute les derniers mois au cours desquels il lui serait possible de lire ce volume que nous voulions lui offrir. Denise Goitein-Galpérin nous a définitivement quittés le 21 décembre 2010, nous laissant tous un peu orphelins. Le Cahier d’hommages en devenait plus actuel que jamais : il fallait de toute nécessité le republier.

Triste ironie, qui n’aurait pas échappé à celle qui nous avait gratifiés, naguère, d’une belle étude sur les traces de la « Danse Macabre » de Baudelaire dans Belle du Seigneur : entre 2003 – année de la première parution de ce recueil – et aujourd'hui, où nous le rééditons, deux des contributeurs se sont ajoutés à la liste de nos chers disparus : Norman-David Thau et Judith Kauffmann. Qu’ils soient ici associés à sa mémoire.



Mise à jour le Lundi, 27 Mai 2013 14:41 Lire la suite...
 

JOURNÉE D'ETUDE "LA GÉOGRAPHIE IMAGINAIRE D'ALBERT COHEN"

Envoyer Imprimer PDF

La journée aura lieu à la Sorbonne Nouvelle, Centre Censier, salle Las Vergnas (3e étage), 
13 rue de Santeuil 75005 Paris (métro Censier-Daubenton).

Journée d’études organisée par l’Atelier Albert Cohen et l’EAC 4000 « Ecritures de la modernité » (CNRS/ Paris 3).

samedi 1er juin 2013



9h30-10h15 : Géraldine Dolléans : "Le corps comme paysage imaginaire dans Solal".
10h15-11 h : Maurice Lugassy : "Palestine/Israël: géopolitique entre imaginaire et réalités"

11h15-12h : Alain Schaffner : "L'Angleterre et les Anglais dans l'oeuvre d'Albert Cohen"

14h-14h45 : Philippe Zard : "Albert Cohen chez les Soviets. Salut à la Russie ou la littérature en état d'urgence".


14h45-15h30 : Jack Abecassis :  Pont Céard et Cologny dans la géographie romanesque de Belle du Seigneur"
15h30-16h15 : Joëlle Zagury-Benhattar : “Albert Cohen, un Hébreu en Hélvétie”.



Mise à jour le Lundi, 27 Mai 2013 14:45
 

actualité théâtrale de Cohen

Envoyer Imprimer PDF

Belle en eau troublante

Source : Sud-Ouest, 7 mars 2013

[LEG_LEGENDE]Roxane Borgna a éclaboussé les spectateurs avec les mots d’Albert Cohen.

[LEG_LEGENDE]Roxane Borgna a éclaboussé les spectateurs avec les mots d’Albert Cohen. (Photo Romain Cazade[])


Un peu plus de cinquante minutes dans sa baignoire à patauger, faire des bulles, éclabousser de mots, couler, sombrer, s’immerger, émerger. Cela s’appelle une performance. Performance, à travers ce long monologue, de l’incroyable Roxane Borgna, comédienne qui sert merveilleusement l’un des plus grands textes de la littérature du XXe siècle, « Belle du Seigneur », d’Albert Cohen.

La comédienne interprète avec brio les voix multiples de Cohen qui tient le spectateur en haleine avec ses mots, ses répliques, ses remarques, ses digressions, ses vagabondages, ses rires, ses drôleries, ses pleurs rentrés, ses sarcasmes, ses indécences... Nous sommes dans l’intimité d’une femme, et plus encore que ce l’on pourrait décemment dire. Nous sommes dans son corps, son esprit, son désir.


Dans la passion brûlante de cette Ariane Deume avec son amour charnel, morbide, pathologique pour Solal. La comédienne est seule sur scène, dans sa baignoire tapissée d’un drap blanc, comme celle de Marat poignardé, dans le célèbre tableau de David. Blanc comme une robe nuptiale ou blanc comme un linceul. Successivement, jusqu’au naufrage final, suggéré.

Mise à jour le Lundi, 27 Mai 2013 14:42 Lire la suite...
 

Belle du Seigneur (extraits) dans une mise en scène de Jean-Claude Fall et Renaud-Marie Leblanc

Envoyer Imprimer PDF

Pour tout renseignement : http://bit.ly/U6hfJx

Tarif préférentiel pour les membres de l'Atelier Albert Cohen (15 euros)


BELLE DU SEIGNEUR (EXTRAITS)d'Albert Cohen
mise en scène Jean-Claude Fall
et Renaud Marie Leblanc

(Editions Gallimard)

avec
Roxane Borgna


mise en scène Jean Claude Fall
et Renaud Marie Leblanc
collaboration à la scénographie
Gérard Didier,
décor, costumes et lumières réalisés par l’équipe technique du Théâtre des Treize Vents.
Production et diffusion La Manufacture Cie J.-C. Fall et Cie Didascalies and Co

Mise à jour le Lundi, 27 Mai 2013 14:42 Lire la suite...
 

"Albert Cohen, variations" (8-9 novembre). Entretien avec Marina Pacowski

Envoyer Imprimer PDF

Source : http://www.sudouest.fr/2012/11/06/variations-choisies-sur-la-gamme-871104-3944.php

Anglet

Variations choisies sur la gamme

Avec sa jeune compagnie angloye baptisée 20 de la Luna, Marina Pacowski crée demain et vendredi, à Baroja, « Albert Cohen, Variations ».

Pianiste et comédienne, Marina Pacowski exprime dans ce spectacle ses multiples talents.

Pianiste et comédienne, Marina Pacowski exprime dans ce spectacle ses multiples talents. (PHOTO PATRICK BERNIERE)

La rencontre du talent est toujours émouvante, celle de la grâce est un miracle. Pianiste, comédienne, chanteuse, la belle Marina Pacowski ne se joue des frontières entre les arts que pour servir les textes et les trajectoires qui lui ressemblent. Elles nous les transmet pour leur part d'humanité et leur potentiel d'universalité. Après « L'Amour Clara et Robert Schumann », qui mêlait déjà musique et théâtre, Marina Pacowski a écrit « Albert Cohen, Variations » à partir de la biographie et de textes de l'écrivain Albert Cohen. Création à Baroja cette semaine.

 

Mise à jour le Lundi, 27 Mai 2013 14:43 Lire la suite...
 


Page 4 sur 7

Qui est en ligne ?

Nous avons 79 invités en ligne