ATELIER ALBERT COHEN

Groupe de recherches universitaires sur Albert Cohen

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Bienvenue sur le site de l'atelier Albert Cohen

Actualité - Journée d'étude 2012 en video

Notre dernière journée d'étude 

"Lire Mangeclous

est dorénavant accessible en vidéo.



Mise à jour le Dimanche, 23 Juin 2013 18:54
 

Journée d'étude 2 juin 2012

Programme de la journée du 2 juin 2012
" Lire Mangeclous "

La journée aura lieu à la Sorbonne Nouvelle, Centre Censier, salle Las Vergnas (3e étage),
13 rue de Santeuil 75005 Paris (métro Censier-Daubenton).

Journée d’études organisée par l’Atelier Albert Cohen et l’EAC 4000 « Ecritures de la modernité » (CNRS/ Paris 3).


9h45 Accueil par Alain Schaffner et Philippe Zard


Matinée : Le roman et la vie

- 10h00 Gisèle Kouassi-Amenan : « Les formes du temps dans Mangeclous »

- 10h45 Mathieu Belisle : « Mangeclous et la vie minuscule »

- 11h30  Maxime Decout : « Mangeclous à sauts et à gambades »


Pause déjeuner


Après-midi : Lectures plurielles

- 14h30 Davina Ittoo : « Le Livre de Job et l’Ecclésiaste dans Mangeclous »

- 15h15 Géraldine Dolléans : « Le corps de l’étranger : entre fantasme et stéréotypes »

- 16h00  Alain Schaffner : « Mangeclous, un roman picaresque ? »

Mise à jour le Lundi, 28 Mai 2012 16:29
 

Appel à communication - 2 juin 2012

Appel à communication pour la journée d'étude "Lire Mangeclous "

(samedi 2 juin 2012, Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, salle Las Vergnas)


Albert Cohen publie en 1938 un roman intitulé Mangeclous, qu'il a tiré, dit-il, de l'énorme manuscrit de Belle du Seigneur pour faire plaisir à sa fille et aux éditions Gallimard qui attendent depuis huit ans la suite de Solal. Dans ce roman, rabelaisien par bien des aspects, les Valeureux, cousins céphaloniens du personnage principal, vivent une vie faite de chimères et d'initiatives souvent catastrophiques. Dans ce livre hanté par l'approche du second conflit mondial et très sensible à la situation internationale de l'entre-deux guerres, Albert Cohen développe un humour sans frein qui ne sera égalé dans aucun de ses autres livres. Jamais le roman Mangeclous n'avait fait l'objet d'une étude spécifique. Il fallait combler cette lacune.


Les propositions sont acceptées jusqu’à fin avril où nous vous enverrons le programme provisoire de la journée d’étude.

Mise à jour le Lundi, 16 Avril 2012 15:08
 

Archives - "Albert Cohen, le livre de ma vie"

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Un entretien de 28 mn avec Franck Jotterand. Réalisation André Gazut. Archives de la Radio Télévision Suisse. 

Voir l'émission.

 

Actualité - Journée d'étude 2011 en video

Notre dernière journée d'étude 

"Figures de l'étranger dans l'oeuvre d'Albert Cohen" 

est dorénavant accessible en vidéo.


(Rubrique "Travaux et recherches", sous-rubrique "Journées d'étude en vidéo")


Mise à jour le Dimanche, 23 Juin 2013 18:54
 

Les monologues de Mariette : Anna Danais au Mail, scène culturelle de Soissons

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Source : http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/petite-salle-du-mail-mariette-une-servante-a-decouvrir


Anne Danais saluée par la salle après son spectacle.

Anne Danais saluée par la salle après son spectacle.


 

Dans le rôle de Mariette, la vieille servante de Belle du Seigneur d'Albert Cohen, Anne Danais ponctue ses paroles par une petite grimace répétée, les lèvres relevées et serrées, comme pour dire « C'est comme ça et pas autrement ! » Les faux-semblants de la bienséance ne sont pas pour elle.
Pour « Les soliloques de Mariette », la comédienne a rassemblé les monologues de la servante, qui lui permettent de raconter, les yeux dans les yeux des spectateurs, les dessous des intrigues sublimes du livre. Elle fait rire autant qu'Anne Roumanoff, quatre jours avant et deux étages au-dessus, mais sur un autre registre, avec un texte radieux. Entre les variétés et le théâtre, la ligne de démarcation est ici littéraire.
Aussi attentive à tout ce qui passe dans sa grande maison bourgeoise et dans le monde qu'au « brillage » de l'argenterie, Mariette n'est pas dupe. Elle porte l'humilité d'une domestique comme elle porte son tablier : parce qu'il le faut pour son travail.
Triomphe à Avignon
Anne Danais, peu connue jusqu'à son triomphe avec ce spectacle à Avignon en 2009, en avait eu l'idée il y a un quart de siècle ; mais elle à dû attendre la cinquantaine pour pouvoir décemment jouer la vieille bonne. Anne Quesemand l'a mise en scène.
Le discours de Mariette fait rêver aux autres grandes servantes littéraires. Si sa nourrice avait pu parler ainsi de Juliette et son Romeo ; si la Françoise de Proust avait pu dire ses quatre vérités sur le petit Marcel ; si la bonne des quatre filles March avait admis ce qu'elle pensait réellement d'elles…

 

Une comédienne lit Belle du Seigneur dans une salle de bains

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Une comédienne lit "Belle du Seigneur" dans la salle de bain, nue comme Eve

L'expérience est très insolite et elle est proposée par le théâtre l'Arsenic.

http://www.tsr.ch/video/info/journal-19h30/3486876-une-comedienne-lit-belle-du-seigneur-dans-la-salle-de-bain-nue-comme-eve.html

 

David Foenkinos à propos de Belle du Seigneur

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David Foenkinos :  « Je suis passé de lecteur à apprenti écrivain »

Tout l’été, un auteur évoque le livre qui l’a marqué, dont l’univers offre des résonances avec son œuvre. David Foenkinos a choisi « Belle du Seigneur », d’Albert Cohen

« Avant l’âge de 16 ans, je n’ai quasiment pas lu. Puis, une opération m’a contraint au repos et je dois dire que cela a beaucoup changé ma vie. Avec la découverte de la lecture, cette époque a marqué le début de ma passion littéraire. Tous les livres que j’ai lus pendant ces années-là tiennent dans ma vie une place importante.  « Belle du Seigneur », d’Albert Cohen, est sans doute celui qui m’a le plus marqué, parce qu’il a réveillé en moi quelque chose d’assez fort et m’a propulsé vers le terrain créatif. Ce roman, et plus largement l’univers de Cohen, m’a fait passer de lecteur à apprenti écrivain.

J’avais 18 ans et je commençais ma première année de lettres à la Sorbonne. C’est à ce moment-là que j’ai rencontré Claire, mon premier amour, et nous nous sommes aperçus que nous étions tous deux en train de lire « Belle du Seigneur ». Chacun a terminé sa lecture sur le livre de l’autre.

UNE VISION TERRIFIANTE DE L’AMOUR

Je n’ai pas été fasciné par l’histoire d’amour entre Ariane et Solal. Au contraire, je trouve que la vision que le roman donne de l’amour est terrifiante. Les deux amants veulent à tout prix préserver leur passion, ce qui est totalement illusoire ! Ils refusent de passer à une autre étape de l’amour, comme la tendresse par exemple, qui pourtant peut être belle aussi. Je ne pense pas que l’on puisse sauver l’amour en ayant deux salles de bains séparées…

D’ailleurs, leur histoire est un échec, puisqu’ils se suicident. En revanche, j’aime les femmes décrites par Cohen. Ariane, cette fille de bonne famille emportée par la passion, est sublime. Solal est aussi un personnage magnifique et extrêmement séduisant qui a sans doute marqué l’adolescent timoré que j’étais.

L’HUMOUR COMPATIBLE AVEC LA LITTÉRATURE

Pour moi, l’importance de « Belle du Seigneur » tient surtout de son écriture. Ce livre a radicalement changé mon rapport à la littérature. Je n’ai jamais autant ri qu’à sa lecture. C’était une vraie découverte. Échaudé par les lectures pesantes imposées au collège et lycée, je pensais que l’humour était incompatible avec la littérature. Grâce à Albert Cohen, son écriture flamboyante et pleine de fantaisie, je me suis rendu compte que le roman pouvait être quelque chose de joyeux et de ludique.

L’un des aspects les plus intéressants de « Belle du Seigneur », c’est sa description de la comédie humaine. Le héros, Solal, et le mari d’Ariane travaillent tous deux à la Société des Nations à Genève. Cohen s’amuse beaucoup de ce petit monde, où il évoluait lui-même dans la réalité. Il raconte avec malice le quotidien des employés de la Société des Nations et leur petit manège pour atteindre leur plus grande ambition : passer de la catégorie B à A…. Il y a aussi cette savoureuse galerie de personnages, les Valeureux, que l’on retrouve dans plusieurs romans de Cohen. Ils sont ridicules mais touchants de ridicule.

Paradoxalement, Cohen défend aussi dans ses pages un goût du romanesque, incarné par Solal qui apparaît à cheval, toujours flamboyant dans son entreprise de séduction. Solal, cependant, est aussi d’une lucidité assez sombre. L’idée de la mort est très présente dans « Belle du Seigneur » et, sous couvert de sarcasmes, Cohen fait dire à Solal des choses particulièrement dramatiques. Il observe les mesquineries des uns et des autres, leur comédie, en se répétant que cette comédie est vaine et que tous finiront égaux, allongés dans la tombe.

Beaucoup de thèmes sont abordés dans « Belle du Seigneur » qui, au-delà de l’histoire d’amour, est pour moi un roman complet et profond sur la vie.

UN TERRAIN FAMILIER

Depuis ma première lecture à 18 ans, je l’ai relu deux fois. Entre-temps, j’ai vécu, aimé et vieilli, mais il y a des pages entières que je pourrais lire et relire encore… À 36 ans, je ne me lasse pas de cette écriture qui me fascine par son rythme, son inventivité, sa beauté, sa poésie. J’ai une passion pour l’univers de Cohen et j’y reviens sans cesse, parce qu’il est incroyablement vivant. Son style a largement contribué à mon désir d’écrire et à ma formation d’apprenti écrivain.

Alors que mes premiers textes étaient plutôt sombres, j’ai eu envie, après la lecture de Cohen, de m’amuser avec les personnages et avec les mots. Cette lecture a vraiment été une source d’inspiration vivante, dont la fantaisie ne m’a plus quitté. Peut-être aussi que ce livre a parlé à des choses plus profondément enfouies en moi. Comme Albert Cohen, j’ai des origines grecques et, même si j’ai un rapport très lointain au judaïsme, inconsciemment, il crée en moi de multiples échos. Dans ses livres, pas seulement « Belle du Seigneur », je me sens en terrain familier.

Depuis ma première lecture, je vais régulièrement en Suisse sur les traces de Cohen et à Genève où j’ai découvert que le Ritz, où se déroule une grande partie de « Belle du Seigneur », n’existait pas ! Je n’en ai certainement pas terminé avec ce livre. Il n’est pas parfait et d’autres livres m’ont beaucoup nourri, mais celui-ci occupe une place vraiment à part dans ma vie de lecteur et d’écrivain… Il est d’ailleurs très présent dans mes romans. Comme moi, mes personnages le lisent et l’aiment. »

RECUEILLI PAR MARIE-VALENTINE CHAUDON

 Source : La Croix

 


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